Reliure - Dorure
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Ouest-France du 9 mars 2009 Publié le 12/03/2009
Dans le hall de la médiathèque, des vitrines proposent au regard une quarantaine d’ouvrages dont la reliure et l’ornementation ont été réalisées par des amateurs de l’atelier de l’Asal. La responsable de l’atelier, Marcelle Garetto, a inauguré cette exposition originale vendredi soir.

On peut y découvrir des couvertures habillées de photo, dorées à l’or fin. Le livre de Pergaud La guerre des boutons s’orne de boutons. Il voisine avec une Histoire de la sainte Bible ou une Chronique du Bel Canto, tous ouvrages en pleine peau, velin, dorés sur tranches ou garnis d’un tranchefile, le ruban fixé dans le dos du livre permettant de marquer sa page. D’autres encore disposent d’un fermoir, d’autres d’un boitage. Il s’agit de pièces uniques.

Jusqu’au 25 mars, à la médiathèque. Samedis 21, de 14 h 30 à 17 h 30, deux ateliers de reliure japonaise sont proposés par Jean Danjou, relieur à la médiathèque. Venir avec une dizaine de pages, imprimées ou non, qui seront reliées. Pour adolescents et adultes, gratuit, sur inscription. Médiathèque, Elsa Triolet au 02 97 89 00 70.
 

exposition "atelier de reliure et dorure" Publié le 05/03/2009
Dans le cadre des manifestations des 100 ans de Lanester, l’ASAL est présente au travers d’une exposition sur la reliure et la dorure :


ATELIER RELIURE ET DORURE

exposition du 6 au 25 mars 2009

Médiathèque Elsa Triolet, rue J-P Sartre 56600 lanester 0297890070

article OUEST FRANCE Publié le 01/03/2009
Proposé par l’ASAL , Association Sportive , artistique et de Loisirs de Lorient.

Au Péristyle, l’atelier reliure dorure cache bien des secrets passionnants. Marcelle Carretto est la responsable des lieux depuis cinq ans. Visite guidée.

Ils sont une cinquantaine de passionnés à fréquenter l’atelier reliure dorure du lundi au vendredi. Un véritable sacerdoce pour la responsable Marcelle Carretto : avec ses quinze années d’expérience dans le domaine, elle était toute désignée pour accompagner dans leurs travaux les apprentis relieurs. « C’est un métier, dit-elle, même en loisir on ne peut pas se contenter de l’à peu près. Un cuir de couvrure ne supporte pas la moindre aspérité, non seulement pour une question esthétique, mais aussi d’adhésion et de solidité. »
 
 
Clinique des livres abîmés, ou encore salon de beauté pour pièces rares, l’atelier reliure dorure, est équipé des presses, relieuses, massicots, et de toutes les machines nécessaires. Ensuite, à chacun de s’atteler à la tâche, avec goût et patience. « On commence par démonter tout le livre, cahier après cahier. Il faut parfois même réparer certains feuillets, et retailler les feuilles pour les aligner.

On ne compte pas les heures, c’est monumental. » Un vrai travail de précision. On coud ensuite les cahiers, en soignant la tranchefile qui est un peu la finition de la reliure et se fait à la main pour les plus courageux. Vient enfin le collage des couvrures, en peau de différentes sortes : zébu, chagrin, suédine...
 
A ce côté artisanal se mêle l’aspect artistique. « Il faut respecter l’histoire du livre, souligne Martine qui en est à sa dixième année de reliure. Cette question occasionne beaucoup de débats entre nous, on ne peut pas faire n’importe quoi sur un livre de valeur. » Achevé, l’objet livre prend la dimension d’une œuvre d’art.

« Et ce plaisir de créer se communique ensuite à la lecture. On l’apprécie d’autant mieux qu’on a un bel objet entre les mains. »

http://www.asal.fr